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Quel impact de la canicule sur la fréquentation vélo en France ?

Rédigé par Raphaël Chapalain | 7 juil. 2026

Les vagues de chaleur se multiplient, et avec elles, une question : quel impact sur la pratique du vélo quand le thermomètre explose ? En juin 2026, nous avons mené une étude sur 2 011 sites de comptage en France. Celle-ci a révélé une baisse de 6,2 % du trafic vélo entre la canicule du 18-24 juin et la semaine précédente de référence.

Les chiffres montrent une baisse de fréquentation et également un changement dans les comportements avec une baisse des trajets de l'après-midi et du soir. La baisse n'est pas uniforme selon les régions également.

📊 Chiffres clés : une baisse marquée, inégale selon les régions

  • Baisse nationale : -6,2 % de trafic vélo pendant la canicule (vs semaine de référence).
  • Décalage horaire :
    • ↓ -15 % de trajets entre 12h et 16h (pic de chaleur).
    • ↑ +12 % de déplacements en soirée (à partir de 18h), surtout entre le 22 et le 24 juin.
  • Disparités régionales :
    • Sud-Ouest (Bordeaux, Toulouse) : -19%
    • Grand Est (Strasbourg) : -10%
    • Île-de-France : -9%

Évolution du profil horaire

L'analyse des données de fréquentation sur la période de canicule montre une évolution notable du profil, avec un trafic qui reste important le matin, et une forte baisse enregistrée l'après-midi, visible sur le graphique ci-dessous sur la région Nouvelle Aquitaine (première courbe) et Pays de la Loire (dernière courbe).

L'Ile-de-France présente un profil différent : une baisse uniforme de la fréquentation sur l'ensemble de la journée (deuxième courbe).

Des comportements en mutation à prendre en compte pour les aménagements

  1. Des pics horaires décalés :
    Les cyclistes évitent les heures les plus chaudes et privilégient les créneaux frais du matin et de la soirée. Un signe que l’adaptation est déjà en marche, même si les infrastructures peinent à suivre.
  2. Des trajets annulés ou reportés :
    La baisse globale de 6,2 % suggère que certains déplacements (surtout loisirs ou non essentiels) ont été purement et simplement abandonnés. Une tendance qui pourrait s’aggraver sans mesures concrètes.
  3. Un appel à l’action :
    Si les usagers s’adaptent, les villes doivent accélérer les aménagements :
    • Ombrager les pistes
    • Multiplier les points d’eau (fontaines, brumisateurs).
    • Repenser les revêtements (enrobés clairs, matériaux drainants).
    • Communiquer en temps réel sur les "heures fraîches" (via des apps ou panneaux dynamiques).

L'objectif est de permettre aux usagers de continuer à se déplacer sans être contraints dans leurs déplacements ou devoir reprendre la voiture, même lors des périodes de canicule amenées à se multiplier.

Vous voulez en savoir plus sur nos solutions d'analyse des usages piéton/vélo pour comprendre les mutations de comportement et anticiper ces changements ?