1. Développer la marche en ville
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La marche, longtemps parent pauvre de la mobilité, est de nouveau porté politiquement pour réduire la pollution et améliorer la santé publique. De nombreux baromètres et enquêtes de mobilité, qui montrent aussi une progression récente de la pratique.
Les collectivités réinvestissent dans des centres-villes apaisés, où l’on priorise les déplacements à pied. Les retours d’expérience compilés par le Cerema et par plusieurs réseaux de villes montrent que ces réaménagements améliorent à la fois la qualité de vie (baisse du bruit, de la pollution) et l’attractivité commerciale, en augmentant la fréquentation piétonne et en réduisant la vacance des commerces (source). |
Aux États-Unis, une étude réalisée en 2025 à partir des données de smartphones de plus de 2 millions d'Américains a révélé que les personnes qui déménagent dans des villes plus propices à la marche ajoutent en moyenne environ 1 100 pas par jour, soit environ 11 minutes de marche supplémentaires. Si toutes les localités américaines offraient la même facilité de déplacement à pied que des villes comme Chicago ou Philadelphie, des dizaines de millions d'adultes supplémentaires respecteraient les recommandations en matière d'activité physique (source : https://news.stanford.edu/stories/2025/08/walkable-cities-walk-score-daily-movement-steps-research).
Comment y répondre ?
Notre nouvelle solution VisitorFlow aide les villes à objectiver cette dynamique piétonne :
- Prioriser et sécuriser les décisions d'aménagement : Les données de fréquentation permettent aux élus de justifier leurs choix auprès des habitants et des commerçants, en s'appuyant sur des faits mesurables
- Communiquer sur l’évolution d’indicateurs-clés : distance, durée et vitesse moyenne de marche, fréquentation globale
- Mesurer les impacts sur les volumes de fréquentation piétonne d'opération de piétonisation, création de zones 30, nouveaux cheminements, événementiel
Découvrez comment le Département de Seine-Saint-Denis développe la marche grace à VisitorFlow :
2. Mieux répartir les pics touristiques
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Depuis la fin de la crise sanitaire, de nombreux sites touristiques, notamment naturels et patrimoniaux, connaissent une concentration très forte de la fréquentation. En France, des analyses estiment qu’environ 80 % de l’activité touristique se concentre sur 20 % du territoire, ce qui crée rapidement des situations de surcharge locale, de dégradation environnementale et de tensions avec les habitants (source).
Pour répondre à ces enjeux, les gestionnaires mettent en place des stratégies combinant suivi fin de la fréquentation, régulation des accès et sensibilisation. |
Et régulation ne veut pas nécessairement dire insatisfaction ! Grâce à la mise en place de quotas de fréquentation, le Parc National des Monts Stołowe en Pologne a réussi un double défi : améliorer la satisfaction des visiteurs tout en augmentant sa fréquentation globale. En lissant la répartition des flux dans le temps et dans l’espace, les quotas ont permis de réduire la surfréquentation sur les sentiers les plus prisés (passant de 53 % à 49 % des visiteurs entre 2021 et 2023), tout en incitant à la découverte d’autres zones du parc. Résultat : une baisse spectaculaire du taux d’insatisfaction lié à la surcharge, passant de 53 % à seulement 19 % !
De plus en plus de territoires s’intéressent aussi à l’information en temps réel pour lisser la fréquentation : la stratégie nationale française de gestion des flux touristiques insiste sur l’importance de mesurer et partager les niveaux de fréquentation, afin d’orienter les visiteurs vers des créneaux horaires ou des sites alternatifs moins chargés.
Comment y répondre ?
VisitorFlow combine mesure terrain fiable (comptages permanents), informations qualitatives (traces GPS, données téléphoniques) et outils d'analyses de données pour permettre aux gestionnaires de :
- Mesurer avec précision les volumes de visiteurs sur les sentiers, plages et sites sensibles
- Connaître les profils et comportements : sentiers fréquentés, origine géographique, temps de présence
- Quantifier l'impact réel des mesures : comparer avant/après mise en place de navettes ou quotas, définir des seuils d'alerte objectifs ou justifier les décisions de régulation
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Information en temps réel : En plus de cette solution, nous pouvons fournir les données en quasi temps réel via des protocoles ouverts, alimentant par exemple la plateforme *Uncrowded.se* en Suède ou des solutions d’affichage dynamique à La Torche et Ploumanac'h (utilisant une caméra CITIX-AI Evo comme ci-contre). Contrairement aux données flottantes partielles, nos comptages terrain offrent la représentativité et la fiabilité nécessaires pour sécuriser les décisions opérationnelles. |
Découvrir les bonnes pratiques de La Torche en replay :
3. Sécuriser les modes actifs (marche, vélo)
Dans de nombreux pays européens, la pratique du vélo progresse plus vite que l’adaptation de l’infrastructure, ce qui peut se traduire par une exposition accrue au risque.
En France, les données de l’ONISR montrent par exemple que, sur les dernières années, le nombre de cyclistes tués ou blessés graves a augmenté, alors même que le trafic vélo connaît une forte croissance (de l’ordre de +37 % entre 2019 et 2023 d’après les données de nos compteurs permanents installés par les collectivités, et analysées/partagées par le réseau Vélo & Marche).
Depuis la pandémie, la part des usagers vulnérables, c’est-à-dire non carrossés (piétons, cyclistes, utilisateurs d’EDPm, usagers de deux-roues motorisés) parmi les personnes tuées ou blessées gravement s’est renforcée. Les occupants de voiture représentent désormais moins de la moitié des personnes tuées (48 %).

Ces tendances confirment que l’augmentation de la pratique doit impérativement s’accompagner de réductions de vitesse, de séparation claire des flux et d’une attention portée aux carrefours. Les analyses menées à l’échelle européenne vont dans le même sens : les villes qui généralisent les zones 30 km/h, mettent en place des pistes cyclables réellement protégées et traitent les carrefours dangereux réduisent nettement l’accidentologie, en particulier pour les usagers vulnérables (piétons, cyclistes).
Comment y répondre ? L'exemple de Helsinki
En 2025, Helsinki est devenue l’une des rares capitales européennes à enregistrer douze mois consécutifs sans aucun décès sur la route. La dernière victime avait été recensée en juillet 2024. Ce résultat n’est pas le fruit du hasard. Il s’appuie sur plus d’une décennie d’investissements, de réaménagements, et surtout d’un pilotage fin basé sur des données réelles de mobilité collectées sur un temps long. Pour atteindre cet objectif ambitieux de Vision Zero, la ville a combiné compréhension fine des déplacements, réduction des vitesses, interventions ciblées et système de comptage-analyse fiables des données.
S’inspirer du cas Helsinki pour vos projets :
4. Développer les “Villes du quart d’heure”
La « Ville du Quart d’Heure » où les services essentiels (éducation, commerces, santé, loisirs, transports, espaces verts) sont accessibles à pied ou à vélo en quelques minutes est devenu un concept pertinent pour de nombreuses collectivités pour travailler les questions d’accessibilité.
Pour les collectivités, la question n’est plus uniquement de créer des aménagements en réseau, mais de réfléchir aussi à un socle minimal de proximité : accès aux écoles, aux services de santé, aux commerces essentiels et aux espaces verts à distance de marche ou de vélo raisonnable.
Des études menées par l'Université Simon Fraser montrent qu'à Vancouver, 75 % des habitants vivent à moins de 15 minutes d’une supérette, et 99% des habitants sont à 15 minutes à vélo (source)

Comment y répondre ?
Les données que nous collectons et analysons pour les collectivités (comptages piétons / vélos, VisitorFlow, croisements avec d’autres sources) les aident à prendre des décisions plus justes :
- Cartographier les flux de proximité (piétons, vélos, fréquentation des équipements) pour repérer les quartiers déjà très “vivants” et ceux qui restent sous‑desservis.
- Prioriser les aménagements grâce à des tableaux de bord qui combinent données de flux, de distances et d’accessibilité (”isochrones”)
- Analyser les flux de et vers les points d’intérêts : zones où la fréquentation piétonne est faible et où l’offre de commerces / services est éloignée, afin de cibler les futurs projets.
- Suivre l’évolution de la distance / durée moyenne de marche pour progresser vers la “ville du quart d’heure”.
Comprendre les dynamiques de proximité avec VisitorFlow (démo) :
5. Apaiser et végétaliser pour renforcer la résilience
Avec le lancement du troisième Plan National d’Adaptation au Changement Climatique (PNACC-3), les documents d’urbanisme intègrent désormais une hypothèse de réchauffement climatique de +4°C. Les collectivités doivent anticiper les risques (inondations, canicules, sécheresses) et adapter les infrastructures, les matériaux, et les zones constructibles en conséquence pour apaiser et rafraichir les villes. Les rapports européens rappellent l’urgence de renforcer la résilience des territoires face aux canicules, inondations et pollutions, en particulier dans les zones urbaines.
Y répondre passe par la mise en place de vraies infrastructures d’adaptation : corridors ombragés, espaces désimperméabilisés, axes utilisables même en cas d’événements extrêmes.
Avec nos solutions, les collectivités peuvent :
- identifier les axes les plus fréquentés où concentrer végétalisation et apaisement,
- observer comment les usages évoluent en lien avec les événements météo (diminution de la fréquentation lors des canicules par exemple),
- documenter, sur le temps long, l’effet des aménagements sur les pratiques réelles (la végétalisation d’un espace augmente-t-elle sa fréquentation ?).
A Houston, les données d'usage montrent l'impact des pics de chaleur sur la fréquentation vélo.
Comment y répondre ?
L'exemple de Stockholm illustre comment les données de mobilité active peuvent servir la résilience climatique. Grâce à l’analyse des fréquentations vélo sur tout le territoire de la métropole suédoise, les gestionnaires mesurent concrètement l’évolution de la pratique et la progression vers leurs objectifs climatiques (neutralité carbone en 2030, ville sans énergies fossiles en 2040). Ils peuvent également justifier chaque nouvel aménagement par des preuves tangibles d'usage.
Observer, mesurer, adapter : découvrez l'exemple de Stockholm