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5 juillet 2021
Activité volcanique et mesure de la fréquentation touristique en Islande
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Une activité volcanique intense… et touristique

Terre volcanique de renommée mondiale, l’Islande fait régulièrement face à des éruptions plus ou moins violentes. Après celle de l’Eyjafjöll en 2010 qui a notamment paralysé le trafic aérien pendant plusieurs jours, c’est le volcan de Geldingadalur situé dans la péninsule de Reykjanès qui est entré en éruption en mars dernier. Il s’agit d’un système volcanique peu actif, entrant en éruption environ tous les 800 ans, mais avec des éruptions de longue durée.

 

Image de l’éruption (crédit photo : Ferðamálastofa – UST)

Depuis le 19 mars 2021, la péninsule de Reykjanès, dans le sud-ouest de l’Islande, est en effet soumise à une éruption volcanique. L’éruption dure depuis environ 4 mois et les vallées aux alentours se remplissent petit à petit de lave. L’éruption volcanique se situe à environ 35 km de Reykjavik, une zone très peuplée et active de l’île. Cette éruption est aujourd’hui devenue une véritable attraction touristique, car il s’agit de la première éruption volcanique depuis 800 ans dans cette région, en plus d’être une éruption de lave effusive peu risquée.

Des données pour suivre la fréquentation touristique des sites naturels et volcaniques islandais

Compteur piéton PYRO Box installé sur le sentier à proximité du volcan Geldingadalur

À l’automne 2020, l’office du tourisme islandais avait déjà décidé de suivre la fréquentation d’une vingtaine de sites naturels grâce à des compteurs piétons, équipé de transmission automatique des données, et de publier quotidiennement sur un tableau de bord dédié les fréquentations afin de suivre le trafic sur l’attraction touristique la plus précieuse de l’île : la nature elle-même.

Anticipant la médiatisation de l’éruption, et l’afflux touristique qui pourrait s’en suivre, l’Agence pour l’Environnement d’Islande (Ferðamálastofa-UST) a également mis en place un sentier dédié pour se rendre au site volcanique et équipé le site de Fagradalsfjall d’un compteur piéton pour comprendre l’effet « avant éruption/après éruption ».

Depuis sa mise en place, les données montrent des pics de fréquentation allant jusqu’à 12 000 passages par jour dans les premiers jours de l’éruption, avant de se stabiliser autour de 2 500 passages quotidiens. Les profils horaires montrent également que le site attire davantage des visiteurs à la nuit tombée pour une vue plus spectaculaire sur le volcan.

L’industrie du tourisme et le gouvernement islandais disposent ainsi de données réelles pour analyser et estimer l’affluence sur le site à tout moment. Cela répond à des questions telles que : « Les conditions pluvieuses réduisent-elles le nombre de visiteurs sur site ? » ou « Est-il normal que mon groupe soit sur le site à l’heure de pointe ? » ou encore « Quelles sont les ressources nécessaires pour évacuer la zone le plus rapidement possible ? ». Grâce aux données, les agences de voyage peuvent également personnaliser les visites pour n’importe quel groupe de touristes. Par exemple : en choisissant un moment pour visiter le site lorsque le trafic devrait être faible, ou l’inverse. En utilisant les données pour mieux répondre aux attentes du groupe, l’expérience est plus positive.

Un projet pilote est également en cours pour fournir des données toutes les 15 minutes (au lieu d’une fois par jour actuellement). En recevant les informations à ce rythme, les agences de voyage peuvent adapter encore plus finement les visites, en fonction des besoins du groupe. Par exemple, si le trafic a été largement sous-estimé sur le site et que le groupe est flexible sur le timing, une pause repas peut être faite ou un arrêt au site voisin de Seltún, en attendant que la fréquentation diminue.

En savoir plus sur notre solution de mesure de fréquentation des sites naturels et touristiques

Il est très important de suivre de près les visiteurs des sites naturels pour pouvoir mesurer les pressions environnementales et sociales que l’industrie du tourisme exerce sur les espaces naturels sensibles et les petites communautés islandaises. En outre, les données sont utilisées comme auxiliaire pour évaluer la dispersion des touristes en Islande, qui est l’une des questions les plus posées à l’office du tourisme : « Combien de touristes ont visité tel site naturel ou telle municipalité au cours des derniers mois ? » Avoir une réponse fiable à cette question est et sera d’une grande utilité à l’avenir.

Les données de fréquentation et informations sur le projet proviennent du site officiel Digital Tourism in the Nordics

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